LE GENERAL JEANNINGROS 

Dit le « Bayard des Zouaves »   (1806 – 1902)

Une vieille figure bisontine oubliée et honorée en Seine-et-Marne

Chantal GUYON (Adhérente 415)

et Gérard VERON (Adhérent 1016)

 

Le 31 mai, en présence d’une compagnie de la Légion étrangère et de la musique de l’Infanterie de Marine, le maire de Servon (Seine-et-Marne) apposa une plaque à la mémoire du Général Pierre Joseph Jeanningros. Pas de quoi émouvoir les Bisontins, certes. Mais à ceux qui ont de la mémoire et déjà quelques cheveux blancs, le nom de ce général doit rappeler quelque chose.

 

Quant aux amateurs d’uniformes et de belles épopées militaires, ils ne pourront manquer de convenir que ce Monsieur Jeanningros était une grande figure. Il fut même une illustre figure bisontine dont on prolongea le souvenir par une superbe statue du héros que les Allemands, hélas, fondirent. Voilà pourquoi rien ne le rappelle plus à notre souvenir, à l’exception de son patronyme extrêmement répandu dans le Doubs.

 

Les Bisontins ne sont pas insensibles à cette gloire. En 1909, ils font ériger une statue du général Jeanningros sur les glacis, en face de la gare, qui est inaugurée par le général Bri, ministre de la Guerre. Devant ce bronze coulé par Lefauche, le maire de l’époque, Monsieur Grosjean salue « Jeanningros sorti des rangs du peuple, né à Saint-Ferjeux, dans une modeste famille dont la maison se trouvait probablement proche du terrain de manœuvres ».

 

Quant au ministre, il rappelle que « c’est toujours par une succession de luttes et d’efforts qu’on conquiert les faveurs de la destinée ».

Hélas, après avoir gagné bien des combats, fait face à bien des ennemis, le général Jeanningros reste de bronze (et pour cause), devant les Allemands qui s’emparent de sa statue pour en faire des canons. Une seconde fin que n’aurait pas apprécié l’illustre Jeanningros.

 

Né le 21 novembre 1816 à Besançon, Pierre Jean Joseph Jeanningros est le fils de Joseph Marie Jeanningros, ancien sous-lieutenant au 20ème Régiment de Ligne pendant la Guerre d’Espagne de Napoléon.  Joseph Marie se retrouve en inactivité de 1815 à 1825, puis il participe à l’occupation de l’Algérie en 1832, comme Lieutenant au 66ème Régiment de Ligne et s’installe sur la terre africaine. Joseph Marie épousa Françoise LLUESMA, une espagnole ramenée de son séjour en Espagne et une fille Charlotte, née en 1814 à Valence. Ils auront au moins sept enfants, en dehors du Général.

 

Le grand-père de Pierre, le général Pierre-Joseph Jeanningros (1746-1794), était huissier au bailliage de Montgesoye (Doubs), et présidial de Besançon. Son propre père et son grand père étaient des meuniers dans le Val de la Loue et sortaient comme tous les Jeanningros de Franche-Comté, du village d’Athose, berceau de la famille où on les trouve dès 1477.

 

Le général a épousé en 1858 Camille Chibon, qui lui donnera cinq enfants, dont un garçon Fernand, né en 1869, engagé volontaire en 1914, mort au champ d’honneur et quatre filles qui ont encore des descendants dans la région parisienne.

 

Etats de service du

Général Pierre Jean Joseph Jeanningros

 

Fils de militaire, il rentre aux enfants de troupe le 17 janvier 1831.

Le 20 novembre 1834, il devient soldat au 66ème Régiment d’Infanterie de Ligne, l’unité de son père.

  • 6 juillet 1835, caporal
  • 14 décembre 1836, fourrier
  • 21 avril 1836, fourrier de grenadiers.

Le 1er décembre 1836, il est muté comme sergent au Rédiment de Zouaves. Il passe :

  • 16 août 1837, sergent-major
  • 21 juin 1840, sous-lieutenant.

Le 8 septembre 1841, il est affecté comme sous-lieutenant au 2ème Régiment de Zouaves. Il est promu :

  • 2 janvier 1842, lieutenant
  • 10 juillet 1847, capitaine.

 

Le 14 mars 1852, il revient comme capitaine au 1er Régiment de Zouaves et est nommé capitaine adjudant major le 3 mai 1852.

 

Le 7 février 1854, il est chef de bataillon au 43ème Régiment d’Infanterie de Ligne et se trouve muté le 4 juillet 1855 au 1er Régiment de Voltigeurs de la Garde.

 

Le 2 octobre 1855, il est promu lieutenant-colonel au 82ème Régiment d’Infanterie de Ligne et passe comme colonel le 12 juillet 1859 au 43ème Régiment d’Infanterie de Ligne.

 

Sur décision ministérielle, il est affecté comme colonel au Régiment Etranger au Mexique et devient commandant supérieur de la Vera Cruz et des Terres Chaudes du 14 juin 1863 au 26 février 1864. A partir du 20 juin 1865, il est investi au commandement de la subdivision de Monteroy, comprenant les Etats de Cacahuiel et Léon.

 

Le 1er août 1865, il est nommé Général de Brigade, commandant de la 2ème brigade de la 2ème Division et des mêmes Etats. Il conserve en outre le commandement du Régiment Etranger, jusqu’au 31 mai 1866. Il est alors nommé commandant supérieur des Etats de Querétaro et de la Sierra.

 

Il rentre en France avec l’armée d’occupation et débarque à Saint-Nazaire le 28 mars 1867. Il est nommé par décision impériale du 30 mars 1867 au commandement de la 1ère Brigade de la 2ème division d’Infanterie de la Garde Impériale, comprenant :

  • Les Zouaves,
  • Le 1er Régiment de Grenadiers
  • Le Régiment de Gendarmerie.

 

Le 23 octobre 1870, il est fait prisonnier de guerre par suite de la capitulation de l’Armée de Metz et il est interné en Allemagne à Aix-la-Chapelle. Il rentre en France le 12 mars 1871 et il est en disponibilité.

 

Pas pour longtemps, car le 11 juin 1871, il est nommé au commandement de la Subdivision d’Indre et Loire, à Tours.

 

Le 17 août 1871, il est nommé au commandement de la 2ème brigade de la 1ère Division du 4ème Corps de l’armée de Versailles, par décision ministérielle.

 

Par décret du 22 mai 1873, il est promu Général de Division et placé dans la position de disponibilité, à compter du 1er juin. Le 18 octobre 1873, il est nommé au commandement de la 13ème Division d’Infanterie, faisant partie du 1er Corps d’armée, commandé par le Général Duc d’Aumale.

 

Le 16 juin 1874, il devient Inspecteur général du 13ème arrondissement d’Infanterie et ajoutera progressivement à son commandement actif, celui des subdivisions des régions de Bourg, Belley, Langres. Du 30 juin 1876 au 2 juillet 1877, il est Inspecteur Général du 13ème arrondissement d’Infanterie.

 

Le 22 janvier 1878, il est nommé commandant de la 8ème Division d’Infanterie, au 4ème Corps d’Armée. Du 27 mai 1878 au 12 mai 1881, il est Inspecteur général du 8ème arrondissement d’Infanterie. En octobre 1881, il réunira au commandement de sa Division celui des subdivisions de Mayenne, de Laval, du Mans, d’Alençon et d’Argentan.

 

A compter du 21 novembre 1881, il est admis par décision Présidentiel dans la section de réserve. Le 23 novembre, sur sa demande, il est admis à faire valoir ses droits à la pension de retraite. Il est officiellement retraité par décret du 17 janvier 1882.

 

Ses campagnes 

 


  • Algérie : du 20 novembre 1834 au 12 mars 1854.

Il commence comme simple soldat et termine comme Chef de Bataillon. 

  • Armée d’Orient : du 14 janvier 1855 au 12 mai 1856.

Parti Chef de Bataillon, il en reviendra Lieutenant-Colonel.

  • Italie : du 21 mai 1859 au 2 août 1859.

Il se retrouve Colonel.

  • Algérie : du 9 avril 1862 au 8 février 1863.

Un bref séjour comme Colonel.

  • Mexique : du 9 février 1863 au 24 mai 1867.

Parti comme Colonel, il en reviendra Général de Brigade. C’est lui qui commandait le Régiment Etranger lors du fait d’armes de Camerone.

  • Armée du Rhin et captivité en 1870.  Prisonnier de guerre du 28 octobre 1870 au 11 mars 1871.


  • 26 juin 1835, Coup de feu à la jambe droite à Oran.
  • 28 juin 1835, Coup de feu à la cuisse droite, dans la plaine de la Macta.
  • 25 avril 1836, blessé grièvement au front du côté droit par un coup de yatagan et d’un coup de pointe sous le menton, au combat de La Tafna.
  • 16 juin 1840, Coup de feu au flanc gauche (contusion), au Téniath de Mouzaïa.
  • Coup de feu dont la balle a contourné l’articulation fémur-tibiale droite, en traversant les chairs du dehors au-dedans, d’avant en arrière et du haut en bas.

 

  • 18 juin 1845, Coup de feu qui a traversé fortement les chairs de la fesse gauche, dans un combat contre les Ouled Aziz.

 

Citations et observations

 

  • S’est particulièrement distingué dans les combats des 19 et 20 septembre 1842 à l’Oued Fedda.

Cité pour ce fait à l’ordre général de l’Armée le 21 du même mois (Général Changarnier).

  • S’est particulièrement distingué le 19 juin 1845, dans le combat contre les Ouled d’Aziz.

Cité dans le rapport de Monsieur le Général d’Arbouville, Commandant la colonne, en date du 21 du même mois.

  • Cité à l’ordre général de l’Armée pour sa belle conduite devant Sébastopol, le 8 mai 1855.
  • Cité à l’ordre général de l’Armée du Mexique le 10 février 1865, pour la manière brillante dont il a commandé l’Infanterie chargée des attaques contre les forts intérieurs du Dominante, au siège de Oajaca (Mexique).

 

Titres et Décorations

 

  • 6 Août 1843, Chevalier de la Légion d’Honneur.
  • 26 mai 1856, Officier de la Légion d’Honneur.
  • Autorisé par décret du 26 avril 1856, à accepter et à porter la décoration de 4ème Classe de l’Ordre Ottoman de Medjidié (Inscrit au numéro 7540).
  • 13 août 1863, a reçu la médaille de sa Majesté de Roi de Sardaigne (campagne de Crimée)
  • 13 août 1863, Commandeur de l’Ordre Impérial de la Légion d’Honneur
  • 27 juin 1864, Commandeur de l’Ordre Impérial de la Guadeloupe. Autorisé à accepter et à porter cette décoration par décret impérial du 14 novembre 1864. Inscrit au registre matricule des Ordres Etrangers sous le n° 14 671.
  • 6 janvier 1866, Grand Officier de l’Ordre Impérial de la Guadeloupe. Autorisé à accepter et à porter cette décoration par décret Impérial du 11 février 1867. Inscrit au registre matricule des Ordres Etrangers sous le n° 16 463.
  • 7 août 1877, Grand Officier de la Légion d’Honneur.

 

Servon, propriété Reddemont, avant 1911.

 

En 1889, le Général Jeanningros se retire définitivement à Servon, dans ce manoir dont il a hérité en 1878.

 

Là, il vit au milieu des siens.

Depuis 1958, c’est la résidence d’un maraîcher.

 

 

« Ce matin à onze heures, à l’église Saint-Ferdinand des Thermes, ont eu lieu les obsèques du Général de Division Jeanningros, Grand Officier de la Légion d’Honneur.

 

Le deuil était conduit par son fils, Monsieur Fernand Jeanningros et par son gendre, Monsieur Hess.

 

L’absoute a été donnée par l’Abbé Melley, Chevalier de la Légion d’Honneur et ancien aumônier de l’Armée de Crimée.

 

A l’issue de la cérémonie, le cortège s’est dirigé vers la gare de l’Est où deux discours ont été prononcés par Monsieur le Général Forbignet et le Général Lemp, au nom de la Société des Vétérans. Le corps a été transporté à Servon (Seine-et-Marne) où a eu lieu l’inhumation ».

(Extrait de « La Dépêche Républicaine, du 28 février 1902).

(Le Général Jeanningros était Président d’Honneur de la

Société des Vétérans des Armées de Terre et de Mer).

 

C’est là que viennent s’incliner tous ceux pour qui « son nom était resté honoré à l’égal des plus illustres, comme la personnification du courage et du dévouement à la Patrie ».

 

 

Tombe du Général Jeanningros,

au cimetière de Servon, 77

CAMERONE

 

La Légion étrangère est née le 9 mars 1831, par un décret signé de la main du roi Louis Philippe. Formée d’étrangers, elle a vocation a servir en dehors de la métropole. Elle fait d’abord ses preuves en Algérie, puis connaît un intermède sanglant en Espagne où elle est prêtée.

 

Après son retour en Afrique du Nord, elle combat avec distinction lors des campagnes de Crimée (1854-1855) et d’Italie, 1859.

 

Elle ne participe pas au début de l’expédition du Mexique, en 1862. Ses officiers adressent alors à l’Empereur une pétition pour solliciter l’engagement de la Légion. Si cette violation de la voie hiérarchique leur cause que des désagréments, elle porte néanmoins ses fruits.

 

Le 19 janvier 1863, ordre est donné à la Légion étrangère de mettre sur pied deux bataillons pour le Mexique où les forces françaises n’arrivent toujours pas à emporter leur décision.  Ils débarquent le 28 mars 1863.

 

30 avril 1963 :

L’Armée Française assiégeait Puebla

 

 

La Légion avait pour mission d’assurer sur 120 kilomètres la circulation et la sécurité des convois. Le Colonel Jeanningros, qui commandait, apprend, le 29 avril 1863, qu’un gros convoi emportait trois millions en numéraire, du matériel de siège et des munitions était en route pour Puebla.  Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi une compagnie.

 

La 3ème Compagnie du Régiment Etranger fut désignée, mais elle n’avait pas d’officier de disponible. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur se joignent à lui volontairement.

 

Grenadier et fusiliers de la Légion étrangère au Mexique. (Par Pierre Bénigni).

 

Le 30 avril, à 1 heure du matin, la 3ème Compagnie, forte de trois officiers et soixante-deux hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres, quand, à sept heures du matin, elle s’arrête à Paloverde pour faire le café. A ce moment, l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former le carré et, tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, en infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.

 

Arrivé à la hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de trois mètres de haut, il décide de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourra attaquer le convoi.

 

Pendant que les hommes organisent la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la grosse supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : « nous avons des cartouches et ne nous rendons pas ».  Puis, levant la main, il jura de se rendre jusqu’à la mort et fit prêter à ses hommes le même serment.

 

Il était dix heures. Jusqu’à 6 heures du soir, ces soixante hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistent à deux mille Mexicains : huit cents cavaliers et mille deux cents fantassins.

 

A midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A deux heures, le sous-lieutenant Vilain tombe frappé d’une balle au front. A ce moment, le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.

Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A cinq heures, autour du sous-lieutenant Maudet, ne restent que douze hommes en état de combattre.

A ce moment, le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet. Celui-ci la repousse avec mépris.

 

L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wensel, Constantin, Léonhard. Chacun garde encore une cartouche ; ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face ; à un signal, ils déchargent leurs fusils à bout portant sur l’ennemi et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve ; il leur crie : « rendez-vous ! ».  « Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes. « On ne refuse rien à des hommes comme vous ! » répond l’officier.

 

Les soixante hommes du capitane Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment ; pendant 11 heures, ils ont résisté à deux mille ennemis, en ont tué 300 et blessé antant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.

 

L’Empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du Régiment Etranger et que, de plus, les noms de Danjou, Vilain et Maudet seraient gravés en lettres d’or sur les murs des Invalides à Paris.

 

En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :

 

«  Ils furent ici moins de soixante

Opposés à toute une armée

Sa masse les écrasa

La vie plutôt que le courage

Abandonna ces soldats Français

Le 30 avril 1863

A leur mémoire la patrie éleva ce monument. »

 

Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes.

 

Tous les 30 avril, dans sa maison mère d’Aubagne, en Provence, la Légion étrangère commémore la bataille de Camerone.

 

Ce n’est qu’en 1906 que la 1ère commémoration de Camérone sera célébrée. Elle eut lieu à Ta-Lung au Tonkin, dans le Nord de l’Indochine Française, à l’initiative du lieutenant François. Ce sera le général Rollet qui fera de cette commémoration une des plus grandes des traditions de la légion. Pour le centenaire de la création du corps qu’il commande, il choisit le 30.03.1931.

 

A cette occasion, la main de bois du capitaine Danjou, le chef de la Légion de Camérone, est sortie et à partir de 1936, elle est présentée au public et le récit du combat lu à haute voie.

¢

Sources : Bibliothèque et archives municipales de Besançon

Biographie établie par Michel Jeanningros en 1986 (BzA 68-21)

Dictionnaire biographique du Doubs, par L. Roche et M. Vernus (1996)

L’Est Républicain du 30.05.1986

SHAT de Vincennes (Dossier du Gal Jeanningros)

Camerone, site http://www.emperi.com

Généalogie Jeanningros établie par M. Jacques Berhault – Site http://berhault.info/

GENEALOGIE DE

Pierre Jean Joseph JEANNINGROS

 

1ère génération

            Pierre Jean Joseph JEANNINGROS, ° le 21.11.1816, Besançon et + 28.02.1802 à Paris

            X Camille CHIBON + 1892

            Enfants : Hortense – Jeanne Louise – Marie Camille – Fernand – Alice.

 

2ème génération

Joseph Marie JEANNINGROS, ° en 1788 et + en 1845 à Blida (Algérie)

            X en 1815 à Besançon, avec Françoise LLUESMA, ° en 1795, royaume de Valence (E)

            Enfants : Pierre Jean Joseph ° 1816 et 7 autres enfants.

 

3ème Génération

            Pierre Joseph JEANNINGROS, Huissier - ° en 1746 et + en 1794 à Montgesoye (25),

            X en 1781 à Besançon, avec Charlotte CHERRE, née en 1761

            Enfant : Jean Bernard ° 1783 – Jean Joseph ° 1787 – Joseph Marie, ° 1788 –

            Pierre Joseph ° 1791 – Jeanne Françoise ° 1794.

 

4ème Génération

            Jean Simon JEANNINGROS, vigneron et meunier, né en 1709 à Montgesoye

et décédé en 1788 à Avanne (25)

            X en 1743 à Montgesoye, avec Jeanne Claude THIEBAUD, ° ca 1720 et + ca 1760.

Enfants : Pierre François Joseph ° 1744 – Pierre Joseph ° 1746 –

Claude Joseph ° 1748 – Jean François ° 1751 – Pierre François ° 1756 –

XX en 1762 à Montgesoye, avec Jeanne BAUD, (1718-1786)

 

5ème Génération

            Claude Anatoile JEANNINGROS, meunier, ° en 1670 à Athose et + en 1714

            X avec Jeanne Claire ANDREY (1676-1748)

            Enfants : Jeanne Françoise ° 1701 – Pierre Joseph ° 1702 – Jean Baptiste ° 1704 -      

            Claude François ° 1705 – Jean Claude ° 1707 – Jean Simon ° 1709 – Anne Claude ° 1710

            Anne Pierrette ° 1713 -

 

6ème Génération

Nicolas JEANNINGROS, dit Cali, + en 1706 à Montgesoye (25)

X avec Jeanne Catherine LESSUS

            Enfants : Claude le Jeune – G. ? – Claude Anatoile – Anne Marie –

Jean Baptiste Dit Honorable – Louis.

 

7ème Génération

            Claude JEANNINGROS, dit Cali dit Le Vieil, ° en 1622 à Montgesoye et + en 1705

            X en 1640 à Montgesoye, avec Antonia DESBIEZ + en 1660

            Enfant : Nicolas Dit Cali

 

8ème Génération

            Louis JEANNINGROS, Le Viel

            X avec Léonarde OEUVRARD

            Enfant : Claude Dit Cali Dit Le Vieil ° 1622

 

9ème Génération

            Valère JEANNINGROS

            X Blaise BEAUD

            Enfant : Louis,

 

10ème Génération

            Jean JEANNINGROS

X avec ??